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Économie

Le commerce

La situation géographique d’El-Mina au bord de la mer contribua évidemment à créer plusieurs ports depuis l’époque phénicienne jusqu’à nos jours, ce qui aboutit à la prospérité du commerce à El-Mina. Cette dernière cité se dote d’une grande importance commerciale dès l’antiquité où le premier port du nord n’était pas seulement pour Tripoli et El-Mina, mais aussi pour la Syrie. Ce port était un point d’exportation et d’importation pour maints pays arabes et quelques pays européens. Il était toujours rempli de bateaux, poussant ainsi les Consuls de la France, de l’Angleterre, de l’Amérique, de l’Autriche, de la Russie et de la Hollande à habiter la cité d’El-Mina. Suite à la prospérité du port, on créa des institutions commerciales, des agences, des hôtels, des Khans, des douanes, un rail de fer et le Centre International d’Insémination. Ce port fut connu, dès l’antiquité, par sa location naturelle qui forme, en soi, un étendu accueillant les bateaux à l’un de ses côtés, selon la direction du vent.

La cité de Tripoli (El-Mina) fut célèbre, au cours des époques, par plusieurs travaux manuels, vu que les cannes à sucre se développent en abondamment autour de la cité ; des industries furent ainsi établies pour le presser et le confectionner. El-Mina exportait à l’Europe, jusqu’à la fin du Moyen-âge, des provisions de sucre sous ses diverses formes connues à l’époque. La production du sucre n’était pas la seule à El-Mina, mais il y avait celle des papiers, qui contribua à étendre le mouvement de l’écriture et à établir des bibliothèques et des maisons de connaissance. De même, il y a la production des tissues qui attira l’attention des Français quand ils occupèrent la côte de la région al-Cham, en plus de celle des blocs de glaces et leur préservation, celle du savon et de l’huile d’olive, et la couture de la soie.

La confiserie arabe
El-Mina est devenue la cible des citoyens de Tripoli et du Nord pour acheter les délicieuses confiseries. Au mois de Ramadan, on perçoit la vente de Karbuj d’Alep qui est considéré l’une des confiseries préférées, et qui n’est confectionné qu’entre 11 h et l’heure de la non-abstinence de ce mois. Même les magasins qui n’y sont pas spécialisés le vendent durant cette période. De plus, hormis le mois de Ramadan, les vendeurs ne confectionnent plus du Karbuj.

La poterie

La poterie remonte à des centaines d’années (environ 255 à 300 années) et elle se trouve sur la côte ouest d’El-Mina, suite à la décision du Wāli (gouverneur turc) vers la fin du règne ottoman. Avant, elle était dans la tour d’« al-fāħūra » après qu’elle fut déplacée d’à côté de la tour de Ezzeddine. De nos jours la production de la poterie est centrée sur les vases, bien que l’éternit commence à la rivaliser en présentant diverses formes.

La construction des barques

La barque, que le pêcheur appelle « flūka » à El-Mina, est l’essentiel outil de la pêche ; pour cela elle est toujours dotée d’une grande importance. Les barques variaient entre une petite barque à voile ou à rames, et une autre à moteur, plus grande et plus pratique. Quant à la durée que nécessite la construction d’une barque, elle varie entre 2 et 3 mois selon sa taille et sa longueur qui varient entre 4 et 15 mètres.

La construction des navires

C’est à bord d’un navire du Liban que l’alphabet s’est lancé en mer pour déclarer qu’un peuple, perfectionnant l’art de la connaissance de la vie, ne vivra jamais la déception et la faiblesse. Cette cité fut connue par la construction des navires dès l’antiquité. Antigonos, l’un des descendants d’Alexandre, s’occupa, durant son règne de 11 ans (312-301 avant J.C.) à Tripoli (El-Mina), à construire des navires avec du bois des hauteurs des montagnes Libanaises, et finit par former une grande marine pour lui. Quant à l’époque des Mameloukes, la construction des navires, surtout ceux militaires, furent un objet d’importance de la part des députés de l’Empire, et parfois des sultans mameloukes. Vers la moitié du XXe siècle, en 1955, un navire métallique “Nada” fut lancé à l’eau pour la première fois. Il était conceptualisé et exécuté par Mohamed Yehya et pouvait supporter jusqu’à 500 tonnes. Ceci entraîna ensuite la construction de plusieurs navires métalliques. El-Mina joua un rôle important dans la formation de la marine omeyyade que Muawiya utilisait pour ses invasions dans la Méditerranée. De nos jours, il existe un bassin sec à El-Mina pour la réparation des navires.

La pêche

La pêche est l’une des plus importantes activités économiques, et la profession essentielle de plus de 3 mille familles d’El-Mina. Ceci est du à la location géographique de la cité entourée par la mer de ses trois côtés. Récemment, le Ministère des Travaux Publiques et du Transport a établi un port pour les pêcheurs, pour la protection de leurs barques contre les agitations marines, à condition que le projet consiste à établir une poissonnière moderne mise à la disposition des pêcheurs à travers leur syndicat.

L’agriculture

La cité d’El-Mina fut célèbre, durant l’époque islamique, par la culture des agrumes, des cannes à sucre, des fruits et des olives. Quant aux XVIIIe et XIXe siècles, la cité témoigna de la culture des olives, des oranges, des mûres, des bananes, des palmiers et des grenadines. La prospérité de la culture des mûres est due à la bonne élévation des vers à soie dont le Liban témoignait durant cette époque. A la fin du XIXe siècle, les citoyens d’El-Mina et de Tripoli déracinèrent les grenadiers et les remplacèrent par les orangers et les citronniers. Quant à aujourd’hui, suite à l’envahissement des hauts bâtiments aux prés et aux fermes d’El-Mina, apparut l’extinction de plusieurs sortes de fruits que la cité connut pour plusieurs époques, ne sauvegardant que quelques jardins d’orangers et de citronniers.

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