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Géographie

La dénomination d’El-Mina

Tout au long de son histoire, la cité « El-Mina » a connu plusieurs dénominations, entre autres : « minā’ ţarāblos » (le port de Tripoli), « al-minā’ » (le port), « minā’ » (port), « ţarāblos aššām » (Tripoli d’Al-Cham), « ’skilat ţarāblos aššām » (l'escale de Tripoli d’al-Cham), « ’skilat ţarāblos » (l'escale de Tripoli), « al-’skila » (l'escale). Cette dernière dénomination persista jusqu'à la promulgation du décret-loi 9/79 du 21-12-79, portant modification du nom « ’skila » par « al-mīna » (citée ci-après par El-Mina), et depuis, le nom de « ’skila » fut supprimé de tous les registres et les documents officiels.

Entre Tripoli et El-Mina :

La cité d’El-Mina est considérée la base de l’ancienne cité de Tripoli qui remonte à 3000 années et qui occupa tout au long de cette période, la surface géographique consacrée actuellement à la cité d’El-Mina, jusqu'à l’an 688 de l’hégire / 1289 J.C.. Ce fut quand le Sultan des Mameloukes en Egypte et à la région d’al-Chām, le Roi al-Manşūr Qalawūn, put conquérir la cité ; ensuite, la détruisant et la nivelant, il ordonna de reconstruire la cité de Tripoli où elle se trouve actuellement.

L’histoire de Tripoli :

Son histoire remonte à l’époque phénicienne. Son endroit était comme un étendu dans la Méditerranée, mesurant 1 Km de longueur et moins qu’1 km de largeur, de façon que la surface originaire de Tripoli ne dépassait pas 1 Km2 environ.

Tous ceux qui regardent ce terrain, et l’imaginent désert et sans construction, ne peuvent s’empêcher de l’imaginer une cité ou un jardin merveilleux étendu et entouré de ses 3 côtés par la mer. Pour cela les habitants de Tyr, d’Arwad et de Saïda proclamaient que la nature les obligeait à considérer cette région un lieu convenable pour résider lors du colloque organisé, discuter les affaires mutuelles et prendre les décisions les plus appropriées pour tous. Ainsi, avec le temps, fut créée la cité de Tripoli avec ses trois quartiers, d’où son nom « Tripolis » (sa dénotation grecque signifie « trois cités »).

 

La location d’El-Mina

 Elle se situe à 26,34 degrés du Nord et 33,30 degrés de l’Est. Elle est au Nord Est de Beyrouth et s’en éloigne de 80 Km.

Sa surface :

Sa surface est de 373,7 hectares et englobe 53.201 habitants, dont 51% sont des males et 49% des femelles, en distinguant 30% âgés de moins de 10 ans. La population est estimée par 142 habitants/hectare2.

L’origine de ses habitants :

Les habitants sont un mélange d’indigènes, de refugiés, d’immigrants venant de plusieurs régions.

Les anciens quartiers

Ce sont ceux qui constituent la vieille cité gardant toujours son ancien aspect architectural, surtout dans les quartiers suivants :

« ĥay al-bawwāba » (Quartier de la Grande Porte) :

·           C’est l’un des plus importants quartiers industriels dans la cité d’El-Mina.

·           Il se caractérise par un nombre de maisons traditionnelles construites selon l’architecture turque ou française.

Il contient un grand nombre d’usines mécaniques, des chantiers pour la construction des bateaux et des yachts, des dépôts de bois, des usines d’Aluminium, de fer et de mobilier.

« ĥay al-jumrok » (Quartier des Douanes)

·           Il se caractérise par des constructions ne dépassant pas les deux étages.

·           Il est riche en agences marines et en compagnies d’importation et d’exportation, en plus des centres administratifs comme les douanes, la poste et la présidence du port d’El-Mina.

Il contient encore plusieurs mosquées et des marchés de poissons.

« al-mašta » (Résidence Hivernale)

C’est un quartier qui se caractérise par son aspect ancien à l’intérieur et moderne du côté de la mer, où furent construits de géants immeubles et plusieurs écoles, en plus d’usines pour le mobilier et le marbre.

« ĥay al-ħarāb » (Quartier des Dégâts)

C’est l’un des plus importants quartiers antiques, qui se caractérise par des ruelles étroites et sinueuses, des maisons dont certaines sont voûtées, plusieurs églises et restaurants touristiques et quelques hôtels.

« ĥoš al-‘abīd » (Cour des Nègres)

·           Ce quartier remonte aux années intermédiaires du 19ème siècle, quand des Africains s’y réfugièrent, s’échappant des conditions d'économie et de sécurité, et cherchant des opportunités de travail à El-Mina.

·           Les bâtiments de ce quartier sont collés et consacrés à l’industrie des fers.

·           Parmi les premières personnes arrivées à ce quartier, on cite : Moussa Al-Abed, Hajj Ahmad Morjan, Hajj Abdallah Naasan surnommé par Al-Asmar (le brun).

Le premier à amener ces Africains était le capitaine Hassan Darwich sur son bateau à voile.

« sūq al-islām » (Marché des Islams)

·           C’est un ancien marché qui se situe derrière « ĥay al-jumrok ».

Ses maisons sont collées, les mosquées sont construites suivant le style antique, et il renferme plusieurs marchés de végétaux.

Les quartiers transitoires

Ce sont les quartiers qui s’étendent hors des anciens quartiers, bien qu’ils contiennent quelques maisons d’aspect antique. On les repartit comme suit :

« mār iliās » (Saint-Elie)

·           Ce quartier regroupe un nombre d’anciennes maisons formées d’un seul étage au rez-de-chaussée, qui furent transformées, avec le progrès architectural, en bâtiments élevés et grandioses.

·           Il regroupe aussi des écoles privées, des clubs sportifs, l’église et l’école Saint-Elie.

« al-ĥamām al-maqlūb » (Bain Renversé)

Il se situe à l’ouest d’El-Mina et peu de gens y habitaient avant que les bâtiments élevés fussent construits, surtout l’école des filles – Andrée Nahas, les usines des mobiliers et les potiers.

Les quartiers modernes

Ce sont les quartiers parus particulièrement aux débouchés et aux deux côtés des nouvelles rues d'El-Mina. Les voici, à partir du Nord :

« al-mi’atayn » (Les Deux Cents)

·         Il remonte à 1912, et commence après l’école Rawda (considérée dans El-Mina).

·         Il regroupe des bâtiments modernes, en plus de l’école et de la mosquée Al-Rawda.

«azmi bayk » (Azmi Bey)

·         Il remonte à 1910 et commence dès la fin de la Rue Azmi (du côté de Tripoli) jusqu'à la station.

·         Il a de larges rues secondaires et regroupe des bâtiments élevés et grandioses, en plus des institutions commerciales.

« ţarīq al-minā’ » (Rue d’El-Mina)

·         Elle remonte à 1879 et elle est considérée l’un des quartiers résidentiels les plus luxueux à El-Mina, et témoigne encore de la construction des bâtiments dans les prés.

Elle regroupe le bâtiment de la Centrale, le plus grand jardin public à El-Mina et la location de l’Association des Camarades des Handicapés.

« kornīš al-minā’ » (Corniche d’El-Mina)

Il remonte à 1985 et joint entre El-Mina et la région Bahsas du côté de la mer, tout en étant lié au boulevard Jamal Abdelnasser vers la direction du Stade Olympique.

Autostrade El-Mina – Beyrouth

Il remonte à 1992.

Port Saïd et Saint-Elie

·         Il remonte à 1947 et il est considéré la rue principale d’El-Mina.

·         Il contribue à atténuer l’embouteillage comme étant l’essentiel vaisseau commercial à El-Mina.

Il contient un grand nombre de magasins commerciaux, d’écoles et de café-trottoirs.

Les quartiers modernes populaires

« al-ĥāra al-jadīda » (Le Nouveau Quartier)

·         Il est l’une des plus grandes banlieues d’El-Mina, et se caractérise par ses ruelles étroites et ses résidences traditionnelles.

·         Il comporte plusieurs travaux manuels : pierre ponce, pavés, eau de fleur, la forge des voitures.

·         Parmi les premiers qui habitèrent ce quartier en 1914 était Hajj Ahmad Ben Ahmad Hassan Al-Mir Al-Ayoubi qui construisit en 1930 une mosquée pour encourager les gens à habiter dans les environs.

Les territoires de ce quartier étaient des jardins de propriété italienne et quelques citoyens d’El-Mina.

« al-masākin al-ša‘biyya » (Les Résidences Populaires)

·         Elles furent fondées par le Ministère d’Habitation en 1975, afin de faire posséder 200 demeures aux travailleurs aux salaires limités.

·         La plupart de ces demeures sont petites, simples et avoisinants.

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